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Championnats du Monde 2005

Pour avoir les mêmes infos directement à la source : le site officiel de l'organisation www.2005worlds.com
  • Championnat du Monde 2005 - Manche 10 et fin d'épreuve

    La perturbation qui passe est moins puissante que prévue. Une manche de 50km est finalement lancée dans une ambiance tendue car de nombreux classements peuvent encore changer en ce qui concerne les premières places. Finalement le ciel se dégage suffisamment pour que les pilotes puissent tous décoller. Les conditions sont néanmoins marginale et les pilotes peinent a atteindre la seule balise face au vent et sous un ciel qui se remplis de stratus. Le suspens est lourd car un gros congestus déverse une pluie battante sur l'envers du décollage. Si les pilotes parviennent a réaliser l'aller retour prévu, il se pourrait que la manche doivent être annulée. Le temps passe et l'aérologie reste acceptable : la manche se termine avec le posé de l'ensemble des pilotes en distance. Berod termine bien en prenant la deuxième place de la manche. C'est le chamboulement en tête des classements. L'autrichien Tammeger s'est posé prématurément cette foi-ci. Après son sans faute et contrôlé l'ensemble des manches, l'aléatoire de cette dernière journée a raison de lui. C'est le suisse Steve COX qui est couronné 9ème Champion du Monde de parapente. C'est un pilote très rigoureux et solide qui parviens a hisser son prototype Advance a la première place au milieu d'une forêt de Bommerang 4. Chez les filles Louise remporte le titre suprême féminin avec un panache extraordinaire. Dans ces conditions Louise était irrésistible. Elle a fait un sans faute et fait jeu égal avec les hommes. Par équipe les Tchèque finalisent ne formidable remontée et passent sur le fil les Autrichiens très déçu qui perdent non seulement le titre individuel mais aussi leur dernière place par équipe. Les français ont fait très pâle figure tout au long de ce très long Championnat. Je ne me hasarderais pas à tenter d'expliquer ici les causes de cette déroute. Bien que j'aie aujourd'hui une idée précise sur le réel niveau français, il me faudra un peu de temps pour formuler précisément pourquoi nous avons subit une telle défaite, et rendre un rapport complet a la FFVL. En tant qu'entraîneur je saurais prendre les décisions nécessaires et assumer les suite de cet épisode.

  • Championnat du Monde de Parapente 2005 - Manche 9

    Nous tournons cette foi-ci dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour d'Ibituruna pour une manche revenue à un kilométrage plus raisonnable comparé à la précédente. Les concurrents sont à l'évidence de plus en plus fatigués. Cela se ressent très clairement sur le décollage. Tout en encourageant les français pour qu'ils ne lâchent rien du tout tant que l'épreuve ne sera pas close, je les invite aussi à redoubler de prudence dans les grappes si denses du début de manche. Bien que le ciel ne semble déjà plus si clément visuellement, les conditions s'avèrent très bonnes en l'air et permettent à 98 pilotes de boucler très rapidement le parcours. Rien de très particulier en termes d'option sur cette manche. Les arrivées sont le reflet pur et simple de la vitesse de vol des pilotes et de leur réussite par rapport aux cycles thermiques. Marco termine premier français à la 22ème place. Caron, Berod et Markt sont groupé à la 30ème place. Caroline est troisième fille et Elisa attardée depuis le début boucle néanmoins. Charles échoue au deux tiers du parcours et subit une grosse perte de points. Au général peu de bouleversements. Cela est normal car les nombres de points cumulés sont très importants et stabilisent les écarts. Les prévision météo maussades ne semble pas se concrétiser ce matin et peut être allons nous pouvoir vivre une 10ème et dernière manche. De toute manière ce soir verra la fin du Championnat du Monde

  • Championnat du Monde de Parapente 2005 - Manche 8

    C`est un parcours de plus grande ampleur qui est proposé aux pilotes pour cette huitième manche. Le maire de la ville insiste pour que l'atterrissage nous fasse pour une foi revenir vers Governador Valadares. Avec 80km et une manche tournante dans la plaine la journée s'annonce comme difficile pour les pilotes. Comme a l'habitude l'attente en l'air est très crispante au start en raison des grappes compactes où certains concurrents au niveau décallé ont une interprétation très personnelles des priorités aérienne. Comme a l'accoutumée le pelotons s'étire progressivement au grès des hors cycles thermiques vécu par les attardés. Etant donné que presque touts les pilotes suivent l'itinéraire « balisé » il en résulte pour les poursuivants que les ascendances exploitées par les pilotes de tête finissent souvent par s'arrêter à leur arrivée. Il en résulte que le meilleur placement théorique consiste à être en avant, certes, mais pas aux toutes premières loges, afin de toujours conserver une escadrille de fusible devant soit. C'est la métaphore de l'aveugle qui tâte le terrain avec une canne avant de s'y engager. Mais toute théorie à ses limites, et dans cette manche les pilotes tchèques viennent nous le confirmer. Refusant le vol en groupe et la temporisation, les tchèques s'échappent d'une transition dès la mis-course. Lors du dé briefing nos pilotes eux aussi bien placé dans cette manche ont vu les tchèques faire toute la course en tête, souvent très bas, mais touchant les premiers les meilleures ascendances. Cette stratégie a priori très risquée porte contre toute attente ses fruits. Après l'épuisement annoncé des thermiques sur les coup de 16H, le peloton ralentis pour cause de thermique bleu et de zone survolée très isolée (plusieurs heures de marches en perspective pour les vachés). Chaque nouvelle ascendance est providentielle à cette heure là et le retour au but de plus en plus hypothétique. Berod, Markt, Caron et Cazaux très bien placé dans le groupe de pointe depuis le début voient l'échappée tchèques toucher l'ascendance finale avant le retour sur la montagne d'Ibituruna. Charles plus haut, prend le risque de planer vers eux afin de scorer mais échoue dans sa tentative. Les deux Tchèques bénéficient finalement d'un plafond meilleur. Ayant exploité le meilleur du dernier cycle, ils parviennent à passer la ligne située en altitude simplement en planant. C'est un gros coup pour eux. Pour la première foi à ma connaissance dans un Championnat du Monde une fille, Petra Krausauva, remporte une manche devant touts les hommes. Il manque 100m dans le dernier cycle pour le groupe immédiat des poursuivant constitué d'une vingtaine de pilote. Il ne peux finalement pas passer la ligne d'arrivée. Berod et Tammeger le leader actuel de l'épreuve, plus hauts, échouent ensemble à quelques mètres. Comme dans les livres, un groupe plus attardé trouve les dernières bouffées de carburant nécessaire quelques minutes plus tard. Le suspens est relancé car environ quinze minutes après les premiers douze pilotes dont Bruce Goldmith mais surtout Steve Cox complètent à leur tour la manche. J'apprend ce matin au briefing des chefs d'équipes que la journée de demain (la dernière de l'épreuve contrairement à ce que j'avais écrit hier) risque d'être altérée par l'arrivée d'un front froid. Nous montons donc peut être aujourd'hui au décollage pour ce qui pourrait être la dernière manche de ces Championnat du Monde.

  • Championnat du Monde de Parapente 2005 - Manche 7

    Le rythme régulier de l'épreuve a repris. Chaque jour apporte une nouvelle manche. La fatigue commence à se faire sentir chez l'ensemble des pilotes. La journée d'hier fut particulièrement favorable en termes de condition. Pour la première foi un rythme soutenu de vol, sans difficultés particulières malgré une assez longue branche face au vent pu être imprimé à la manche. La taille des cumulus et leur activité permirent aux pilotes d'atteindre le but très rapidement. Le suisse MORGENTHALER déjà victorieux la veille termine le sprint en tête. BEROD plus à l'aise coupe la ligne en quatrième position. Les bonus du GAP, la formule de calcul des points le place néanmoins à la 14ème place. Soixante pilotes complète le parcours et franchissent tous la ligne en très peu de temps. Nous amenons cette fois-ci normalement six pilotes français au but mais à des rangs moyens. A ce stade de l'épreuve où il ne reste plus que quatre manches à courir. Les prétendants a la victoires se dessinent même si chaque jour fais mordre la poussière a certains d'entres eux. Chez les hommes Bruce GOLDSMITH et Oliver ROSSEL (vainqueur de la Coupe du Monde 2004) ont commis la petite erreur qui leur fera probablement perdre le podium. Trois hommes ont pris une avance tangible : Steve COX et Stephan WYSS (suisse) mais surtout Christian TAMEGGER (Autriche). Cet ancien pilote dont les apparitions se font de plus en plus ponctuelles sur le circuit international est connu comme un grand technicien aux nerfs solides. Chez les femmes le classement est peut être toujours un peu plus ouvert. Caroline qui faisant partie des cinq favorites est clairement hors course pour le podium. Ce n'est pas le cas de Petra KRAUSOVA qui peut encore compter sur l'erreur des trois leader : Ewa WISNIERSKA (Allemagne), Elisabeth RAUCHENBERGER (Suisse) et Louise CRANDAL (Danemark). La position de Louise à la première place et l'efficacité de son retour au meilleur niveau ne m'étonnent pas du tout. Son style de vol moins agressif, et beaucoup plus fin s'adapte parfaitement aux conditions de Governador Valadares. Tout coup de blues, toujours possible mis a part, Louise est clairement la favorite aujourd'hui.

  • Championnat du Monde de Parapente 2005 - Manche 6

    Deux journées se sont écoulées sans vol. La première pour cause de mauvaise météo et la deuxième pour cause de repos réglementaire forcé. Nous aurions voulu que cette mis temps non désirée nous permettre de repartir sur de nouvelle base, mais la sixième manche courue aujourd'hui fut au contraire peut être la pire pour les français. Les pilotes se sont rassemblé sur le décollage sous un ciel maussade et un ensoleillement presque nul. Les prévisions officielles annonçaient de surcroît une détérioration très rapide des conditions thermiques et une baisse générale des plafonds pour cause d'humidité. Fort logiquement, une manche en temps mini fut définie. Elle prévoyait un parcours raisonnable de 53km vent arrière. Il semblait évident pour tout le monde que la probabilité de compléter le parcours était très faible, que la manche se jouerait en distance, et qu'elle ne serait vraisemblablement pas validée sur 1000 points. On assista donc à une velléité de décollage rapide pour l'ensemble des pilotes afin de pouvoir profiter des derniers maigres thermiques. Dans cette frénésie nos pilotes ont évidement joué des coudes pour décoller au sein des premiers. Partis en plaine en grappes restreinte afin de gagner de la distance, Les conditions thermiques ont été quasi-nulles pour les premiers groupes qui se sont posés en masse à moins de 10km du décollage. Parmi eux quelques favoris de l'épreuve mais surtout nos trois pilotes les plus expérimentés BEROD, CARON et ARNOLD. Parmi les premières vagues seul BRILLE & CAZAUX survivent mais se trouvent mal très placés. L'impensable se produit alors : en quelques courtes minutes, le ciel change radicalement mais a l'inverse des prévision ! Des trous bleus apparaissent donnant naissance à des cumulus actifs. Il n'en faut pas plus aux poursuivant pour s'agglutiner tous sous ces nuages providentiels. La tendance ne s'infirme pas et la journée de vol s'améliore tellement qu'elle devient l'une des meilleures de ces Championnat. Nos seules cartouches restantes sont Willy MARKT et Elisa HOUDRY qui s'accroche tant bien que mal à une grappe bien placée qui s'avèrera être celle des gagnants. Sur un autres axe, Charles et Caroline ne parviennent pas à se sortir de leur pétrin. Car de leur côté point de cumulus, mais un dense banc de cirrus. Parvenu a finesse du goal, tout les français posés s'évertuent à aider nos jeunes survivant Elisa et Willy à rentrer au goal. Ces derniers sont un peu isolé mais talonnent toujours le groupe de tête qui fait un plein sous un cumulus magnifique avant d'entrer en phase de sprint. Mais il était dit que nous boirions le breuvage de la défaite jusqu'à la lie. Nos pilotes ne trouvent que des queues de cerise et doivent rentrer sans pouvoir assurer ce dernier gain. Respectivement avec 7 et 6,5 de finesse par rapport au goal annoncé par leur instruments, leur planés échouent lamentablement dans une masse d'air défavorable à quelques centaines de mètres du goal. En terme de classement la plongée est historique et sans précédent pour l'Equipe de France. Après une réunion du groupe ce soir, chacun sait exactement à quoi s'en tenir par rapport aux différents classements individuels et d'équipe. Néanmoins à ce stade j'ai demandé avec fermeté à chacun de faire désormais abstraction des classements et de ne rien lâcher jusqu'à la fin de l'épreuve. J'attend aujourd'hui de nous un sursaut d'orgueil afin de prouver ne serais-ce qu'à nous même que nous méritons autres chose et que nous pouvons bien faire.

  • Championnat du Monde 2005 - Manche 5

    La détérioration quotidienne rapide des conditions de vol encourage le lancement de manches de plus en plus précoces. Cette foi-ci la course débute par une branche assez courte mais délicate face au vent. Devant cette difficulté, des écarts se creusent au passage de la première balise. Nos pilotes s'en sortent assez bien et plusieurs font partie du groupe de tête. La suite les amène à survoler vent arrière une très grande zone de collines très difficilement accessible. C'est la dimension aventure brésilienne : l'enjeu nécessite un investissement maximum de tout les pilotes et ce n'est parfois qu'après s'être posé que certains réalisent qu'il leur faudra plusieurs heures de marche sous un soleil de plomb avant d'atteindre la première route correcte et être récupérés. Mais ce jour là, l'effondrement des conditions thermique survient à proximité de la deuxième balise qui est un village. D'un cheminement rapide de cumulus en cumulus la course bascule en une simple lutte de survie a proximité du sol où la moindre bulle a plus 0,2 est bonne à prendre. En quelques minutes la messe est dite et la grande majorité des pilotes échoue au même endroit. Tous nos pilotes en font partie. Assez longtemps après que les concurrents posés aient plié leur voile, un groupe d'attardé qui a réussit a rester en l'air dans une zone plus favorable les survole. Ils planent en direction d'un des derniers cumulus encore valide et engrangent aux passage quelques précieux kilomètres. C'est une manche relativement neutre mais encore une fois nous ne grappillons pas les quelques points supplémentaires de ceux qui se posent le plus en avant. Le suisse Stephan WYSS gagne intelligemment cette manche. Avec son compatriote Steve COX, l'anglais Bruce GOLDSMITH et l'autrichien Christian TAMMEGER, ils forment le club très fermé des pilotes qui n'ont pas encore fait d'erreur depuis cinq manches. Ils ont certainement pris une option sur le titre. C'est l'une de nos filles qui marque aujourd'hui le plus de point pour les français : Caroline commence à bien savoir exploiter sa voile pour flotter et rester en l'air. Demain pour la première fois une détérioration probable du temps grèvera sans doute le vol. La première moitié du championnat est sans doute consommée.

  • Championnat du Monde 2005 - J4 - Manche 4

    Franck BROWN, Jimmy PACHER et Patrick BEROD sont les trois pilotes élus au comité de pilote pour l'épreuve. Afin de varier le menu des trois premiers jours où les parcours nous avaient emmené sur l'axe de vol classique au sud ouest, une manche tournante autour de la montagne du décollage est préparée. Dès le départ des écarts se creusent. Chaque jour on assiste à un brassage important des pilotes au sein du peloton. A l'inverse des Coupes du Monde où les favoris sont souvent présent en tête de course, les aléas des thermiques rencontrés et la nécessité de diminuer au maximum les risques figent assez rapidement les positions. Il n'est pas rare de voir des pilotes peu connus en tête mais aussi des favoris attardés dans un groupe de poursuivants. Tactiquement pour une équipe il faut composer avec les nécessités de « ne pas mettre tout les oufs dans le même panier », tout en ayant des pilotes en tête afin d'être présent aux premières place si aucun « coup de blues » ne pose le premier groupe. Ce jour là, BEROD, CARON et CAZAUX font partie du groupe de pointe, ARNOLD des poursuivants direct, et MARKT, HOUDRY et BRILLE poursuivent dans la deuxième moitié. Une balise difficile sur la rive du RIO DOLCES en face du décollage permet un brassage des positions. ARNOLD et MARKT sont correctement placés juste derrière le groupe de tête qui va faire fusible sur la dernière balise. Les filles sont en difficulté au raccrochage du décollage d'IBITURUNA après une longue bataille où elles remontent toutes les deux a 50m/sol, elle ne parviennent pas à se rapprocher de la zone thermique salvatrice (une falaise située a gauche du décollage) et se posent. Le dernier aller retour a une dizaine de km au sud est finalement beaucoup plus facile que prévu, ce jour là contre toute attente les thermiques ne s'essoufflent pas malgré la présence de nombreux cirrus. Charles CAZAUX fait une belle fin de manche en cheminement et rentre juste devant BEROD en quinzième position. Marco décidément en mal de réussite rate le même cheminement juste 200m derrière Charles après avoir réalisé une solide remontée. Jean-Marc rentre à la 24ème place avec un retard moyen. Willy sauve le plus important en soignant ses plafond et en rentrant au but seul mais assez tard. C'est une journée enfin plus correcte pour les français mais encore insuffisante pour entamer la remontée que nous désirons. Il va falloir faire encore beaucoup mieux.

  • manches 2 et 3

    Les deuxième et troisième journées se sont enchaînées coup sur coup. Aucun changement notable de météo n'est prévu ce qui laisse à penser qu'un nombre important de manche vont être courue et validée dans ce Championnat. Voila bien le seul point positif pour nous vu l'ampleur de notre retard après trois manches. Les journées de vol se caractérisent actuellement par leur petitesse : les nuages d'humidité matinale se dissipent rapidement. La puissance thermique maximale est atteinte en début d'après-midi et très rapidement tout se stabilise : les pilotes finissent les parcours difficilement dans un ciel désespérément bleu et des ascendances anémiques. Après la claque du début d'épreuve, perçue comme injuste par les français, mais néanmoins tout a fait possible dans ce type de vol et de lieu, nous pensions être capable d'immédiatement réagir. A l'image d'un groupe qui s'est échappé dans une manche, Il n'est pas facile voir impossible en parapente de vouloir « faire doublement mieux » ou « doublement plus vite » pour compenser le lendemain ce qui a été raté la veille. Simplement il faut redoubler de rigueur, bétonner et laisser l'adversaire connaître à son tour l'échec. Au cours des deuxièmes et troisièmes manches, le local Frank BROWN a remis les pendules à l'heure et su prendre les risques adaptés pour remporter les sprints sur l'arrivée. La double réussite de ce pilote après une première manche ratée qui aurait pu le faire douter montre à quel point l'expertise peut annihiler les idées de chance ou de malchance. La deuxième manche peut être qualifiée de « manche basique » : sans grandes difficultés elle faisait partie de celle qu'il faut simplement boucler pour rester dans la course. Deux de nos pilotes, Charles CAZAUX et Marco ARNOLD la manquent contre toute attente, posés avec un groupe restreint de pilote en début de manche, ce qui est inadmissible. Après que la grappe générale se soit divisée lors de la fin de manche BEROD, CARON, MARKT et BRILLE rentre au but à un rang médiocre. Elisa pose à 3km du but. Ils avaient pourtant choisi l'option la plus logique : se placer dans le groupe le plus au vent. Ce groupe toucha en définitive des thermique moins puissant. Une troisième contre performance s'accumule encore aujourd'hui car nous posons avec le gros du peloton et aucun de nos pilotes ne parviens a faire partie des survivants qui atteignent le but. Nous nous sommes réunis pour regarder en face toutes nos manches, tout ce qui a réussi, et tout ce qui est à améliorer. Rien ne change, dans l'absolu, nous allons persévérer toujours et toujours pour réussir tous ensemble.

  • Première manche du Championnat - J1

    La première manche de l'épreuve a été courue aujourd'hui. Les conditions annoncées comme médiocres étaient en fait plutôt bonnes. Néanmoins, un vent plus fort que durant les entraînements induisait un départ assez technique et inconfortable d'IBITURUNA la montagne où se trouve le décollage. Le départ de la manche était placé à 8 km dans la plaine et nécessitait un timing très précis pour être pris à l'heure tout en évitant absolument d'être en avance. Pendant une heure les conditions ont été très favorables et permis aux concurrents de suivre un rythme soutenu de vol. Un assèchement sensible de ma masse d'air réduisit alors fortement les cumulus obligeant les pilotes a traverser de grandes zones bleue sans ascendances remarquable. Il s'en est suivi le premier tour de roulette de l'épreuve, avec à la clé le succès ou la défaite pour tel ou tel pilote sans réel rapport avec son niveau. Bien que cela soit identifié depuis longtemps, un tel début chaotique démontre à quel point une seule chose sera vraie dans ce Championnat du Monde : celui qui gagnera sera celui qui aura moins souvent perdu que les autres. Aujourd'hui la manche est dominée par les performances des Suisses, Autrichiens et Anglais qui parviennent à placer trois pilotes au but. A l'inverse, les Français les Tchèques ou encore les Italiens récent champion d'Europe n'en ont aucun. L'Anglais Bruce GOLDSMITH remporte la manche après deux points bas a 40m sol et d'autres pilotes favoris comme le Tchèque Thomas BRAUNER, le Suisse Champion d'Europe Christian MAURER et surtout le super favori brésilien Franck BROWN pointe a des places très éloignées. Nous posons pour notre part quatre pilotes presque au même endroit a une distance de moins de 5 km du but alors qu'ils avaient mené la course tout en se mettant en sécurité. Nous n'avons pas d'état d'âme, aucune émotion ni bonne ni mauvaise. Les résultats sont ce qu'ils sont. Pour nous il ne sontni bons ni mauvais et nous nous en détachons complètement. Nous avons fait, faisons et ferons le maximum tout au long de cette épreuve pour forcer la victoire que nous savons a notre portée.

  • Championnat du Monde de Parapente 2005 - J-3

    Bonjour a tous, L'Equipe de France est arrivée au Brésil le 6 mars. Nous sommes venu en avance afin de nous acclimater à la rude chaleur du pays et bien sûr pour nous entraîner en situation. Nous avons successivement volé a Rio puis durant quatre jours sur divers sites intéressant tout en nous rapprochant du lieu de l'épreuve. Priorité est donnée au volume de vol pour tout le monde. Certains des pilotes en sont à plus de 15h de vol en 5 jours. Il fait chaud mais aussi très humide (l'air est parfois saturé a plus de 90 pour cent). Les période de franc soleil laissent rapidement place à de très violents orages. Des trombes d'eau et les rafales abrègent certaines journées de vol. Nous avons profité de la magnifique cascade du site d'Alfredo CHAVES pour nous faire photographier en tenue de défilé. Je profite de cette photographie pour faire les présentations de l'équipe. De gauche a droite et de bas en haut :

  • Hubert BIGOT - Docteur
  • Caroline BRILLE - Pilote - Advance proto
  • Charles CAZAUX - Pilote - GIN Boomerang 4
  • Elisa HOUDRY - Pilote - UP Targa
  • Yohann FRARGES - Kinésitherapeuthe
  • Patrick BEROD - Pilote - GIN Boomerang 4 - Une jeune recrue !
  • Jean-Marc CARON - Pilote - UP Targa 2
  • Marco ARNOLD - Pilote - GIN Boomerang 4
  • William MARKT - Pilote - Airwave proto
  • Fred ESCRIBA - Entraîneur Il manque sur cette photographie l'un de nos meilleurs pilotes de Vol Libre, David CHAUMET. Il avait brillamment été sélectionné pour participer aux Championnat du Monde mais une blessure l'a rendu indisponible à deux jours du départ. En quelques semaines David sera sur pied et prêt pour la saison, il a néanmoins perdu sa place pour cet évènement majeur. David, toute l'Equipe t'embrasse et te souhaite un rétablissement rapide ! Nous sommes arrivés sur le lieu de l'épreuve : GOVERNADOR VALADARES, une ville chaleureuse de 400.000 habitants qui se situe dans l'état du MINAS GERAIS à quelques centaines de kilomètres de la mer et au nord est de RIO de JANEIRO. Voici quelques repères pour la suite des évènements : Il nous reste maintenant deux jours d'entraînement. Le 14 aura lieu la cérémonie d'ouverture et son défilé dans les rues de la ville. L'épreuve aura lieu du 15 au 26 mars et les champions seront couronnés le 27.
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