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Le site PARAPENTE de la Fédération Française de Vol Libre

Championnats du Monde 2005

Pour avoir les mêmes infos directement à la source : le site officiel de l'organisation www.2005worlds.com

Championnat du Monde de Parapente 2005 - J-3

Bonjour a tous, L'Equipe de France est arrivée au Brésil le 6 mars. Nous sommes venu en avance afin de nous acclimater à la rude chaleur du pays et bien sûr pour nous entraîner en situation. Nous avons successivement volé a Rio puis durant quatre jours sur divers sites intéressant tout en nous rapprochant du lieu de l'épreuve. Priorité est donnée au volume de vol pour tout le monde. Certains des pilotes en sont à plus de 15h de vol en 5 jours. Il fait chaud mais aussi très humide (l'air est parfois saturé a plus de 90 pour cent). Les période de franc soleil laissent rapidement place à de très violents orages. Des trombes d'eau et les rafales abrègent certaines journées de vol. Nous avons profité de la magnifique cascade du site d'Alfredo CHAVES pour nous faire photographier en tenue de défilé. Je profite de cette photographie pour faire les présentations de l'équipe. De gauche a droite et de bas en haut :

  • Hubert BIGOT - Docteur
  • Caroline BRILLE - Pilote - Advance proto
  • Charles CAZAUX - Pilote - GIN Boomerang 4
  • Elisa HOUDRY - Pilote - UP Targa
  • Yohann FRARGES - Kinésitherapeuthe
  • Patrick BEROD - Pilote - GIN Boomerang 4 - Une jeune recrue !
  • Jean-Marc CARON - Pilote - UP Targa 2
  • Marco ARNOLD - Pilote - GIN Boomerang 4
  • William MARKT - Pilote - Airwave proto
  • Fred ESCRIBA - Entraîneur Il manque sur cette photographie l'un de nos meilleurs pilotes de Vol Libre, David CHAUMET. Il avait brillamment été sélectionné pour participer aux Championnat du Monde mais une blessure l'a rendu indisponible à deux jours du départ. En quelques semaines David sera sur pied et prêt pour la saison, il a néanmoins perdu sa place pour cet évènement majeur. David, toute l'Equipe t'embrasse et te souhaite un rétablissement rapide ! Nous sommes arrivés sur le lieu de l'épreuve : GOVERNADOR VALADARES, une ville chaleureuse de 400.000 habitants qui se situe dans l'état du MINAS GERAIS à quelques centaines de kilomètres de la mer et au nord est de RIO de JANEIRO. Voici quelques repères pour la suite des évènements : Il nous reste maintenant deux jours d'entraînement. Le 14 aura lieu la cérémonie d'ouverture et son défilé dans les rues de la ville. L'épreuve aura lieu du 15 au 26 mars et les champions seront couronnés le 27.
  • Première manche du Championnat - J1

    La première manche de l'épreuve a été courue aujourd'hui. Les conditions annoncées comme médiocres étaient en fait plutôt bonnes. Néanmoins, un vent plus fort que durant les entraînements induisait un départ assez technique et inconfortable d'IBITURUNA la montagne où se trouve le décollage. Le départ de la manche était placé à 8 km dans la plaine et nécessitait un timing très précis pour être pris à l'heure tout en évitant absolument d'être en avance. Pendant une heure les conditions ont été très favorables et permis aux concurrents de suivre un rythme soutenu de vol. Un assèchement sensible de ma masse d'air réduisit alors fortement les cumulus obligeant les pilotes a traverser de grandes zones bleue sans ascendances remarquable. Il s'en est suivi le premier tour de roulette de l'épreuve, avec à la clé le succès ou la défaite pour tel ou tel pilote sans réel rapport avec son niveau. Bien que cela soit identifié depuis longtemps, un tel début chaotique démontre à quel point une seule chose sera vraie dans ce Championnat du Monde : celui qui gagnera sera celui qui aura moins souvent perdu que les autres. Aujourd'hui la manche est dominée par les performances des Suisses, Autrichiens et Anglais qui parviennent à placer trois pilotes au but. A l'inverse, les Français les Tchèques ou encore les Italiens récent champion d'Europe n'en ont aucun. L'Anglais Bruce GOLDSMITH remporte la manche après deux points bas a 40m sol et d'autres pilotes favoris comme le Tchèque Thomas BRAUNER, le Suisse Champion d'Europe Christian MAURER et surtout le super favori brésilien Franck BROWN pointe a des places très éloignées. Nous posons pour notre part quatre pilotes presque au même endroit a une distance de moins de 5 km du but alors qu'ils avaient mené la course tout en se mettant en sécurité. Nous n'avons pas d'état d'âme, aucune émotion ni bonne ni mauvaise. Les résultats sont ce qu'ils sont. Pour nous il ne sontni bons ni mauvais et nous nous en détachons complètement. Nous avons fait, faisons et ferons le maximum tout au long de cette épreuve pour forcer la victoire que nous savons a notre portée.

    manches 2 et 3

    Les deuxième et troisième journées se sont enchaînées coup sur coup. Aucun changement notable de météo n'est prévu ce qui laisse à penser qu'un nombre important de manche vont être courue et validée dans ce Championnat. Voila bien le seul point positif pour nous vu l'ampleur de notre retard après trois manches. Les journées de vol se caractérisent actuellement par leur petitesse : les nuages d'humidité matinale se dissipent rapidement. La puissance thermique maximale est atteinte en début d'après-midi et très rapidement tout se stabilise : les pilotes finissent les parcours difficilement dans un ciel désespérément bleu et des ascendances anémiques. Après la claque du début d'épreuve, perçue comme injuste par les français, mais néanmoins tout a fait possible dans ce type de vol et de lieu, nous pensions être capable d'immédiatement réagir. A l'image d'un groupe qui s'est échappé dans une manche, Il n'est pas facile voir impossible en parapente de vouloir « faire doublement mieux » ou « doublement plus vite » pour compenser le lendemain ce qui a été raté la veille. Simplement il faut redoubler de rigueur, bétonner et laisser l'adversaire connaître à son tour l'échec. Au cours des deuxièmes et troisièmes manches, le local Frank BROWN a remis les pendules à l'heure et su prendre les risques adaptés pour remporter les sprints sur l'arrivée. La double réussite de ce pilote après une première manche ratée qui aurait pu le faire douter montre à quel point l'expertise peut annihiler les idées de chance ou de malchance. La deuxième manche peut être qualifiée de « manche basique » : sans grandes difficultés elle faisait partie de celle qu'il faut simplement boucler pour rester dans la course. Deux de nos pilotes, Charles CAZAUX et Marco ARNOLD la manquent contre toute attente, posés avec un groupe restreint de pilote en début de manche, ce qui est inadmissible. Après que la grappe générale se soit divisée lors de la fin de manche BEROD, CARON, MARKT et BRILLE rentre au but à un rang médiocre. Elisa pose à 3km du but. Ils avaient pourtant choisi l'option la plus logique : se placer dans le groupe le plus au vent. Ce groupe toucha en définitive des thermique moins puissant. Une troisième contre performance s'accumule encore aujourd'hui car nous posons avec le gros du peloton et aucun de nos pilotes ne parviens a faire partie des survivants qui atteignent le but. Nous nous sommes réunis pour regarder en face toutes nos manches, tout ce qui a réussi, et tout ce qui est à améliorer. Rien ne change, dans l'absolu, nous allons persévérer toujours et toujours pour réussir tous ensemble.

    Championnat du Monde 2005 - J4 - Manche 4

    Franck BROWN, Jimmy PACHER et Patrick BEROD sont les trois pilotes élus au comité de pilote pour l'épreuve. Afin de varier le menu des trois premiers jours où les parcours nous avaient emmené sur l'axe de vol classique au sud ouest, une manche tournante autour de la montagne du décollage est préparée. Dès le départ des écarts se creusent. Chaque jour on assiste à un brassage important des pilotes au sein du peloton. A l'inverse des Coupes du Monde où les favoris sont souvent présent en tête de course, les aléas des thermiques rencontrés et la nécessité de diminuer au maximum les risques figent assez rapidement les positions. Il n'est pas rare de voir des pilotes peu connus en tête mais aussi des favoris attardés dans un groupe de poursuivants. Tactiquement pour une équipe il faut composer avec les nécessités de « ne pas mettre tout les oufs dans le même panier », tout en ayant des pilotes en tête afin d'être présent aux premières place si aucun « coup de blues » ne pose le premier groupe. Ce jour là, BEROD, CARON et CAZAUX font partie du groupe de pointe, ARNOLD des poursuivants direct, et MARKT, HOUDRY et BRILLE poursuivent dans la deuxième moitié. Une balise difficile sur la rive du RIO DOLCES en face du décollage permet un brassage des positions. ARNOLD et MARKT sont correctement placés juste derrière le groupe de tête qui va faire fusible sur la dernière balise. Les filles sont en difficulté au raccrochage du décollage d'IBITURUNA après une longue bataille où elles remontent toutes les deux a 50m/sol, elle ne parviennent pas à se rapprocher de la zone thermique salvatrice (une falaise située a gauche du décollage) et se posent. Le dernier aller retour a une dizaine de km au sud est finalement beaucoup plus facile que prévu, ce jour là contre toute attente les thermiques ne s'essoufflent pas malgré la présence de nombreux cirrus. Charles CAZAUX fait une belle fin de manche en cheminement et rentre juste devant BEROD en quinzième position. Marco décidément en mal de réussite rate le même cheminement juste 200m derrière Charles après avoir réalisé une solide remontée. Jean-Marc rentre à la 24ème place avec un retard moyen. Willy sauve le plus important en soignant ses plafond et en rentrant au but seul mais assez tard. C'est une journée enfin plus correcte pour les français mais encore insuffisante pour entamer la remontée que nous désirons. Il va falloir faire encore beaucoup mieux.

    Championnat du Monde 2005 - Manche 5

    La détérioration quotidienne rapide des conditions de vol encourage le lancement de manches de plus en plus précoces. Cette foi-ci la course débute par une branche assez courte mais délicate face au vent. Devant cette difficulté, des écarts se creusent au passage de la première balise. Nos pilotes s'en sortent assez bien et plusieurs font partie du groupe de tête. La suite les amène à survoler vent arrière une très grande zone de collines très difficilement accessible. C'est la dimension aventure brésilienne : l'enjeu nécessite un investissement maximum de tout les pilotes et ce n'est parfois qu'après s'être posé que certains réalisent qu'il leur faudra plusieurs heures de marche sous un soleil de plomb avant d'atteindre la première route correcte et être récupérés. Mais ce jour là, l'effondrement des conditions thermique survient à proximité de la deuxième balise qui est un village. D'un cheminement rapide de cumulus en cumulus la course bascule en une simple lutte de survie a proximité du sol où la moindre bulle a plus 0,2 est bonne à prendre. En quelques minutes la messe est dite et la grande majorité des pilotes échoue au même endroit. Tous nos pilotes en font partie. Assez longtemps après que les concurrents posés aient plié leur voile, un groupe d'attardé qui a réussit a rester en l'air dans une zone plus favorable les survole. Ils planent en direction d'un des derniers cumulus encore valide et engrangent aux passage quelques précieux kilomètres. C'est une manche relativement neutre mais encore une fois nous ne grappillons pas les quelques points supplémentaires de ceux qui se posent le plus en avant. Le suisse Stephan WYSS gagne intelligemment cette manche. Avec son compatriote Steve COX, l'anglais Bruce GOLDSMITH et l'autrichien Christian TAMMEGER, ils forment le club très fermé des pilotes qui n'ont pas encore fait d'erreur depuis cinq manches. Ils ont certainement pris une option sur le titre. C'est l'une de nos filles qui marque aujourd'hui le plus de point pour les français : Caroline commence à bien savoir exploiter sa voile pour flotter et rester en l'air. Demain pour la première fois une détérioration probable du temps grèvera sans doute le vol. La première moitié du championnat est sans doute consommée.