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Le vol de Damien LACAZE du 05/05/2014

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trace GPS2014-05-05-igcfile-180819-48018.igc
decollagelun, 05/05/2014 - 08:54 UTC
atterrissagelun, 05/05/2014 - 17:36 UTC
Plafond max3418 m
Vz max+6.9 m/s
Nombre de points de la trace15671
intervalle moyen d'enregistrement1 point/2s
Trous dans la tracenon
cryptage FAIOK. signature = xgd

Télécharger la trace :


Astuces d'utilisation de la carte : ( visugps, une réalisation VictorB)

C'est pas tous les jours Dimanche

Météo du vol: 

SW 10km/H
Bonne Instabilité jusqu'à 3000m.

récit du vol: 

 

C’est pas tous les jours Dimanche

Publié le 06/05/2014

Dimanche 04 Mai, les conditions étaient prévues très bonnes. La crème des parapentistes du Sud Est de la France s’était donné rendez-vous à Serre Buzard pour tester ce "nouveau" site à grand cross. (Clément Latour, Guillaume Chatain, Léo Albert, Antoine Boisselier en Delta et j’en passe).
Des obligations perso ne m’ont pas permis d’aller voler ce jour là, j’en étais malade depuis la veille jusqu’au Dimanche soir. Finalement, aux dires des présents, la journée n’a pas tenue toutes ses promesses, bien que de très beaux vols aient été réalisés (Nico 116km FAI, Guillaume C 125km FAI, Gérard et Laurent 105 FAI, ….). Les énervés qui étaient là ce Dimanche venaient plutôt pour croquer du 200 …  Un vent de Nord un peu trop présent à rendu les conditions délicates.
Ma frustration n’était pourtant pas totalement retombée. Le soir, en regardant attentivement les prévis, je décide de ne pas aller travailler Lundi qui s’annonce fumant.
Lundi 5 Mai donc, nous sommes 9 (curles à ne pas travailler en semaine) à l’attéro de Chateauroux.. Nous arrivons à 10H30 au décollage. 3 d’jeuns Champsaurins sont déjà dans les sellettes. C’est déjà tout allumé, on est en retard ! Le temps de déplier, de faire pipi, d’enfiler une couche (nouveau truc dont je parlerai plus tard), Théo (un des 3 jeunes) décolle. Il est 10H40 et il sort comme un bouchon, dingue. Le reste de la troupe décolle vers 11H. Je n’avais jamais vu le déco allumé de si bonne heure, c’est prometteur. On saute rapidement sur l’Hivernet.

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La belle LM5 de Dom en transition vers l’Hivernet

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Elle est zoulie hein ?

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3100 à l’Hivernet avant de sauter par dessus les crêtes direction Tête de Lucie.

Poussé par environ 10km/h de SW. Les Gourniers, La Grande Autane, Le Pallastre, le Pic Queyrel, Le petit Chaillol s’enchaînent facilement. J’en profite pour essayer de faire pipi dans ma couche achetée en catastrophe le matin même. J’ai tellement souffert lors de mon précédent vol qu’il fallait agir ! C’est quand même pas facile de se dire qu’on se pisse dessus sans se mouiller, mais c’est rudement efficace. J’arrive à l’extrémité Nord de mon triangle, le "Gruun de St Maurice" à 12H50 soit 2H plus tôt que ma précédente tentative.
De nombreuses voilent filent vers le Nord, itinéraire logique avec un vent de cul bien sympa. Quand je remets mon bord d’attaque face Sud, je me dis que mon avance prise en début de vol sera vite grignotée en cheminant face au vent.

Dernier plaf au moment du demi tour
Dernier plaf 3400 au moment du demi tour

Le retour vers le Piolit est plus chaotique. Je dois régulièrement forcer les passages de crêtes où le vent s’accélère.
Je prends tout le gaz possible au Pic Queyrel avant de transiter sur le Cuchon d’Ancelle.

Départ pour le Cuchon
Départ pour le Cuchon

La suite se déroule bien moins facilement que le début. Extraction au Piolit difficile, départ pour le Morgon bas avec du vent de face et de l’air qui descend, sauvetage in extrémis par un thermique au dessus du Lac (toujours pas compris d’où il venait celui là), extraction compliquée et turbulente au Morgon ainsi qu’à la Blanche où un vent de Sud lèche sournoisement les faces. Merci à Gérard qui m’a prévenu juste avant, ce qui m’a permis de me placer en plaine, au soleil.

En arrivant sur la Blanche
Après le raccrochage sur la Blanche

Je pensais être tiré d’affaire. Mais c’était sans compter sur le SW plus sensible ici. Environ 20 km/h. Alors j’ai encore pris des gros machins, eu peur dans les (très) gros thermiques, serré les fesses dans les dégueulantes et un peu poussé fort sur le machin pour avancer. Tout ça pour me retrouver enfin sur Côte Longue. Garçon, un demi !
Le retour est passé bien plus confortablement. J’étais quand même inquiet des gros étalements qui mettaient toute la Blanche et le Morgon à l’ombre.

Au retour, la Blanche est plongée dans l'ombre
Au retour, la Blanche est plongée dans l’ombre

Une voile faisait du rase caillou dans un coin franchement peu fréquentable pour quelqu’un qui compte rentrer manger à la maison ce soir. Je l’ai plaint de toutes mes forces tout en m’appliquant à rester au dessus des crêtes et à m’accrocher à tout ce qui montait.  Les nuages laissaient passer quelques rayons de lumière qui inondait les champs luxuriants du Printemps.

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Le Printemps dans le 05, c’est quelque chose

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Toujours à l’ombre

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Montclar tout illuminé

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Le Morgon est en vue, je retrouve le sourire

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C’est beau hein, chez nous

La suite s’est déroulée sans encombre. Malgré Le Morgon à l’ombre, un +4 m’y attendait. Le Méale et l’Orel ne m’ont pas fait défaut non plus.

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Embrun le soir

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L’autoroute jusqu’à Catinat

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En passant les crêtes du Clocher, je file sur Combe Chauve (à droite)

Le retour se déroule si bien que je suis à 3300 sur Combe Chauve à 19H. Lors de nos dernières discussions nous avions évoqué la possibilité d’agrandir encore le triangle en se laissant glisser jusqu’à Ceillac puis Razis et en revenant face à la brise. J’aurais eu le temps, les plafs étaient propices. Il m’a manqué l’énergie. J’ai préféré boucler ce super vol confortablement en laissant encore un projet pour la prochaine fois. Et, même si une pointe de regret s’est allumée dès que j’ai posé les pieds au sol, ça reste de toute façon mon plus long et beau vol.
La trace ici: /cfd/liste/2013/vol/20143860
Damien

 

Commentaires

 Super récit Damien ! Tu as une belle plume, tu devrait la sortir plus souvent (attention, jeu de mots). On a l'impression d'avoir fait le vol avec toi ! Encore félicitations d'un de ceux qui n'ont pas pu passer le Guillaume ce jour là, contrés par la brise de la Durance (oui, il fallait vraiment pas traîner). 
Jaco