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Le vol de Bertrand BELLET du 24/05/2014

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trace GPS2014-05-24-igcfile-140261-49717.igc
decollagesam, 24/05/2014 - 08:37 UTC
atterrissagesam, 24/05/2014 - 17:06 UTC
Plafond max2819 m
Vz max+9.6 m/s
Nombre de points de la trace30485
intervalle moyen d'enregistrement1 point/1s
Trous dans la traceOui, le plus long de 23s
cryptage FAIOK. signature = xgd

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Astuces d'utilisation de la carte : ( visugps, une réalisation VictorB)

Recit pour mon vol de 217.93kms du 24/05/2014

Météo du vol: 

Vent faible de SW tournant Nord, brise modérée.
Bonne instabilité, pas de surdéveloppements, pas de voile.
Plaf variables avant midi en fct de l'humidité résiduelle, environ 2800 ensuite. Petit blocage vers 2300.
En bref : fumant !

récit du vol: 

Un mail d'alerte de Nico 3 jours avant, un Gérald qui excite la liste de diffusion, une météo fumante un samedi de printemps, une organisation denavettes : voilà la recette pour amener 35 Zelephs motivés au Serpaton.
Déco à 10h40, ça monte depuis déjà une bonne demi-heure mais je ne me presse pas vu l'humidité résiduelle et les multi-plafs.
Dur de se mettre dans le vol au début, les thermiques ne sont pas installés, j'aime pas, c'est un peu la fuite en avant par le bas. Pourtant je vois des voiles qui avancent bien sur les crêtes du haut, je m'accroche à l'idée que je les rejoindrais dans pas longtemps.
Après les 2 soeurs (mais toujours par le bas), je trouve un trou de souris pour me faufiler dans la combe au sud du Peuil que nous avions essoré il y a qlq temps, là la base du nuage est vers 1600m, je me force à l'atteindre, ce qui me permet de glisser sous les crêtes Est et de ressortir enfin clairement avec Joel vers 2200 pas loin du Cornafion.
Glissade vers la Moucherotte où le plaf est bas (entre 2000 et 2100), au plaf, j'entends Mathieu qui annonce qu'il pense manger la ZIT, je décide de revenir sur mes pas pour partir au mieux. Le flux de SW balaie la zone de déclenchements en Est, c'est pas super agréable, mais y'a moyen de surfer au vent des nuages et de grimper encore. En m'appliquant je fais 2200 que j'estime suffisants pour la ZIT. Grand bien m'en a pris, je la survole de qlq dizaines de mètres seulement en fin de transition, ouf !
Pendant la transition, je vois la débâcle de ceux partis vers le Néron (Joel..), il est trés tôt et je doute de l'intensité de la brise. J'apprends par radio que Flo est juste derrière moi, cool, on va ptet arriver à voler ensemble pour une fois   
Arrivée sur le Rachais bien turbulente : la brise W passe par dessus elle est visiblement assez forte, c'est bon à savoir, mais c'est vraiment malsain. Après avoir essayé d'enrouler un truc tout pourri, je fuis au pied du St-Eynard en voyant plein d'ailes le long des crêtes et en me disant que ce sera meilleur. Là je suis vraiment bas, le moral aussi après la tabasse, j'en suis à regarder les champs possibles qd enfin je traverse la zone que j'attendais : cool et porteuse. Que ça fait du bien un +2 large qui te sort d'un pt bas...
Ensuite je suis taquet, plus rien ne peut m'arreter, 2 heures de vol, je suis chaud et je connais parfaitement le parcours.
Je laisse aller le long du St-Eynard, droit sur l'entrée du Manival, j'enrhume les voiles dans le thermique, glissade sur la zone de conflu vers le bec Charvet et feu sur la face Est de la Dent de Crolles. Bascule en face W au Pinet où le plaf est 400m + haut qu'en face Est et dans du bleu, Granier, 2500 pour transiter poussé par le vent.
Une pompote, un coup d'oeil à l'heure (presque 14h), le timing est bon, le moral aussi.
J'ai prévu de tourner vers 15h30 si le vent de sud faiblit suffisament. Ca plane suffisament bien pour zapper le Mont Gelas, tant mieux... je rejoins Flo dans la cuvette de la Sauge, je m'en sors pas mal et emmène avec moi un petit groupe vers la Gallopaz où je sors enfin au dessus du relief.
Il est encore tôt mais la masse d'air est bonne, il faut avancer. Au Colombier le thermique est en fin de cycle, mais 2300 sont largement suffisants, pas besoin de perdre du temps à monter plus. Transition sur le Chabert, je tâte la brise à l'arrivée, ça me conforte dans l'idée du retour, le thermique décale en W... le vent commencerait-il à tourner ?
Le roc des Boeufs est généreux, il est 15h, plaf max dans la dérive SW tout en haut, 60km/h mi barreau, nickel. Je décide de pousser la balise à Duingt pour me laisser descendre un peu et revenir avec la brise tout en raccrochant le wagon Mathieu/Nico qui reviennent des Lanfonts. 55km/h au retour, c'est bon ça !
Surf sur la crête, je dauphine au travers des déclenchements pour ne pas monter trop, je garde cette stratégie jusqu'au Colombier où ça sort franchement aux Rochers de la Bade : il n'y a plus de cum au sud du massif, ce sera le gros plein ici. 2800 aux barbulles, le Flymaster m'annonce une dérive NW, intéressant...
Contrairement à Mathieu/Nico partis un peu devant je prends une ligne + à l'ouest, ça porte bcp mieux, arrivée à 2100 vers la Gallopaz, il y a qlq trucs à enrouler, pas vraiment construits mais c'est bon à prendre parce qu'on a une bonne difficulté à passer : le raccrochage de Belledonnes.
Je me fais Savoyarder (moins que Nico qui à pris + à droite), une longue période à -4m/s, j'essaie de pousser un peu en étant bien attentif. Ca se calme enfin, finesse classique entre 10 et 15, on laisse porter en visant le bout sud de Montmayeur... et au milieu de la plaine (sisi c'est la plaine), un thermique ! Il était le bienvenu celui-là, ça m'évite plein de questions et désagréments. Mathieu et une Enzo2 m'ont en ligne de mire et en profitent à leur tour. Pendant la montée, nous observons la fin de la bataille de Nico et qui pose juste avant Brame Farine aaaarrrg
Brame Farine, donc. Un beau réceptacle de la brise de Chambé, on fait du soaring dans un bon 25 de brise mais c'est ultra laminaire. Je décide de tenter le raccrochage direct sur le point d'arrêt de la brise du Crêt du Poulet (c'est surtout pour éviter un St Genix pété de brise), juste après la bascule, je m'attends à de la bonne tabasse mais il y a un espèce de ressaut facilement exploitable, je prends.
1600, poussé, 70km au goal, je me force à me dire de rester attentif mais je sais que c'est gagné : les Belledonnes sont superbement allumées, rien ne peut se passer de travers.
La remontée du Crêt du Poulet se fait avec une bonne dérive nord, je me dis qu'on a vraiment de la chance d'être poussé tout le temps aujourd'hui :-) Il y a une espèce de casquette qui porte jusqu'au 7 Laux, je croise Guy Parat et Thomas Puthod qui poussent leur balise nord, ce sera les seules voiles avant Chamrousse.
Mathieu qui va avoir plus de mal par le bas m'annonce qu'il sort enfin, c'est cool, mais j'ai 20 bornes d'avance je vais pas m'éterniser. Plein vers 2600 au dessus du déco, il n'y a plus que de petits cums cycliques ici. Glide en essayant d'optimiser jusqu'à Vizille pour ralier le Connex où la brise lèche le relief.
Là c'est dur, 8 heures de vol passées, la fatigue est là, le goal est à 25km : si loin et si proche... il faut gérer au mieux.
Je calcule qu'il me faut 12km de mon pt GPS pour boucler le déco. Qlq huits pour temporiser et essayer de remonter au vent 100m, bof il va falloir y aller : passage sous le vent dans la cuvette de St Georges de Commiers, de belles attaques à droite à gauche, et BAM une bonne moitié d'aile sur la tronche.
Tentative d'enroulage, ça chahute trop je fuis vers la prochaine rampe. Rien à faire, j'essaie la suivante, pas mieux... 13km du goal, je me dis que la glissade finale m'assurera la bouclage. Juste après ça 2/3 d'aile coté relief, mamamia les arbres sont proches.
En m'écartant du relief, j'ai encore un peu d'alti pour voir derrière la butte si ça pose entre les lacs en bas, il n'y a qu'un barrage du coup les champs de Monteynard iront trés bien...
Posé dans un bon 20 de brise, je savoure malgré la fin de vol éprouvante.
Le temps de plier, Mathieu est là, il a sorti le thermique sous le et peut donc glisser de l'autre coté des lacs, la reccup est quasi assurée ouf. Finalement, le Sly -que je n'ai quasi pas vu du vol- arrive 1/4h après et gère un retour sur le relief encore plus à l'ouest, il sera le premier à la voiture.
Voilà, c'est beau le parapente quand ça marche !