Le vol de Herve ROBERT du 23/04/2017

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Pour tous problemes avec un vol ou un classement, contacter l'equipe C.F.D.
trace GPS2017-04-23-igcfile-57928-105949.igc
decollagedim, 23/04/2017 - 10:06 UTC
atterrissagedim, 23/04/2017 - 14:36 UTC
Plafond max2359 m
Vz max+3.1 m/s
Nombre de points de la trace1621
intervalle moyen d'enregistrement1 point/10s
Trous dans la tracenon
cryptage FAILe vol ne passe pas les criteres de validation de la FAI. Pour la CFD le vol est accepté, mais il ne comptera pas pour le WXC.

Télécharger la trace :


Astuces d'utilisation de la carte : ( visugps, une réalisation VictorB)

Recit pour mon vol de 75.59kms du 23/04/2017

Météo du vol: 

Anticyclonique, pas de vent, plaf annoncé et vécu 2300 sur le piémont, 3000 et + dans le massif.

récit du vol: 

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Pyrénées piémont centre : Arbas – Sacon – Estellas – Arbas : 75 kms le 23/04/2017.
 
Aujourd’hui les conditions météo étaient parfaites pour voler sur le piémont. Peut-être que quelques Cums nous auraient encore plus facilités la tâche, mais faut quand même pas trop en demander. Nos cadors ont réussi des vols hallucinants, dont un triangle FAI de 95 kms de S. Gattini au départ d’Arbas. J’ai aussi eu la chance de voler avec une Nervures - Diamir 2, prêtée par Surfair, merci à Thierry, la voile a aussi grandement participé à ce vol.
Déco vers 12h local, il y a au moins 1j déjà que ça sort devant le Planot. Je m’équipe comme d’habitude et comme si j’allais voler des heures, c’est souvent pour rien, aujourd’hui ça va être utile. Un premier remerciement aux pilotes qui patientent pendant que je me dépêtre des élévateurs et suspentes de cette voile que je ne connais pas….. ouf ça y est je suis en l’air.
Je trouve assez vite le thermique devant le déco, une voile m’y rejoint, il est plus doué que moi, il insiste mieux et sortira directement pour transiter vers la Cagire. Moi je décale vers Pène Blanque, je ne trouve rien, je décale, vers la Husse et en 2/3 tentatives, j’atteins 1750m. Très tenté de partir, je me raisonne et me dis que ce n’est pas la différence de plané de la Diamir2 par rapport à ma Golden4 qui vont faire la différence pour atteindre Plaède, donc j’y retourne et bingo, je monte à quasi 2000m tout en respectant la zone « Percno ». Je verrai sur ma trace que j’en étais à 5/600m, cool.
Dans la transition vers le Cagire, je passe un mauvais moment qui a failli tout gâcher. Désolé du détail, mais le corps à des exigences, et je ne sais pas pourquoi, mais en vol, je suis obligé de me moucher assez souvent. Comme je ne sais pas sortir un joli mouchoir tout en pilotant, je fais comme tous les sportifs … bref là je ne sais pas comment je m’y prends, mais je salis mes lunettes. Comme je suis myope et que je tiens à y voir un peu, j’entreprends de nettoyer les verres avec mon gant. Evidemment j’étale la crasse… Du coup j’enlève un gant, je sors un kleenex de mon cockpit et je frotte et …. Je fais sauter un verre !!!! Ah la haine, même en gag, ça n’aurait pas été plaisant. Heureusement le verre git à coté de mes instruments… J’enlève le second gant et au miracle, je réussi à remettre le verre. A y être je nettoie tout ça correctement, je remets mes gants et me voilà arrivé à Plaède, à bonne hauteur pour reprendre tout de suite et monter vers 1900.
Je transite vers le Pic de Gar, tout en admirant 3 voiles qui très (très) bas ressortent du Montégut, la petite bosse un peu au N entre Cagire et Gar. Y’a vraiment pilote et pilote, ceux-là sont des bons !
Un peu chahuté du côté du Mail Blanc, je continue sur la face N, jusqu’à trouver un bon thermique, juste au N du Pic de Gar. A 2000m environ, 2 solutions, partir O/SO vers l’entrée de la vallée de la Barousse qui est le chemin à la « mode » en ce moment, ou penser aux merveilleux conseils de Richard Penne et passer par le N. Eu égard à l’immense respect que j’ai pour lui et sur la certitude de ses conseils, je pars plein N, passage au-dessus de Col des Ares, où je trouve un thermique bien couché, mais qui me donne l’espoir que ça fonctionnera plus loin et en effet, je trouve de quoi faire le plein du côté du relais au-dessus de Galié et Galié. Je crois que certain l’appel Pic et Poc ?
En dérivant dans en E dans l’ascendance, je parcours une partie de la traversée de la vallée de la Garonne et passé rive gauche, je trouve facilement une bonne pompe, entre le Cap du Picon et le sommet de Cert. De nouveau, environ 1900, ce qui me suffit, pour me sentir tranquille pour transiter vers le Sacon. Je raccroche facilement, et attiré par la route vers l’Ouest, j’en oublie mes fondamentaux et je ne vois qu’avec retard, la fumée qui remonte de bas dans la vallée. Du coup demi-tour, et je trouve le thermique correspondant … à l’odeur et aux différents débris qui montent avec le thermique et qui me viennent dans les yeux ! Mais cette fois, je ne touche pas à mes lunettes !
Cette fois la dérive du thermique est plein S, ce qui ne m’arrange pas, car ce que je gagne en hauteur, je vais le perdre à revenir vers le N à la prochaine transition. Du coup je le quitte assez vite pour remonter la crête du Sacon vers l’Ouest et je fais bien puisque je retrouve une bonne ascendance, toujours pour environ 2000m.
A cet instant du vol, j’en suis à peu près à 2h, 2 choix possible, continuez vers l’Ouest, mais je ne connais le cheminement qu’en théorie, ou … tenter le retour, voler 4h je sais faire, plus, pas sûr d’être lucide jusqu’au bout. C’est aussi le moment où j’admire devant moi vers le N, l’Abbaye de St Bertrand du Comminges, ou il y a plusieurs années, je m’étais posé après un vol en compagnie de … Thierry de Surfair, déjà lui, mais il avait continué bien plus loin !
Pour le chemin de retour, je sais que j’ai plusieurs points de passage que je connais plus ou moins et qui sont structurants :
-          - Faire du gaz avant de retraverser la Garonne,
-          - me refaire en rive droite de la Garonne,
-          - Choisir entre une route « plaine » vers Aspect ou un retour classique par le Cagire,
-          - Transiter Cagire vers Picon – Paloumère
-          - Rentrer dans le bocal d’Arbas ….
Du coup, du Sacon et suivant le précepte de Richard le révéré, je prends des options « Nord » quand je suis haut, pour revenir sur le chemin direct quand je suis trop contré par l’EPM.
Pour suivre un autre précepte, mais cette fois appris d’un autre maître, Gérald Delorme, je laisse cette merveilleuse Diamir voler bras hauts tant que ça tient, et j’accélère quand ça descend trop ou que je suis trop contré. Et comme la voile l’accepte, j’accélère … à fond et … Je prends une magnifique asymétrique. Mais c’est le jeu, je suis haut, j’ai à peine de temps de réagir, que sur un quart de tour, elle est déjà rééouverte. Donc je réaccélère… au premier barreau cette fois et très vite je retrouve l'ascendance, rive G de la Garonne entre le Cap du Picon et le sommet de Cert, quasi comme à l’aller. Je m’y refais très bien et à environ 2100m, je transite vers l’O, NO, direction Pic et Poc ?
Je tente d’aller toujours plus vers le N, mais je suis trop contré. Et comme soouvent, en me laissant glisser un peu plus dans le vent, je trouve de quoi monter, ce n’est pas très net, je manque un peu de patience et surtout voyant une voile ce faire catapulter du côté du Col des Ares, j’y vais et je trouve. Beau, puissant, cette pompe me monte haut, plus de 2200m, quand d’un seul coup, je suis pris d’un affreux doute, jusqu’où passe la TMA4 de Toulouse qui nous limite à FL65 juste au N d’Arbas. Je ne sais plus si elle vient jusqu’ici. Du coup, je me laisse glisser vers le sud, vers le Cagire, sans plus me poser l’alternative plaine/montagne. J’ai deavnt moi, quelques minutes totalement sereine, de transition d’une coolitute totale. J’en profite pour manger 2 barres céréales. La reprise sur le NO du Cagire est une conformité, faut dire que j’y suis déjà  passer les jours précédents. Reste devant moi, le retour à Arbas, pour lequel j’ai toujours une sourde angoisse, puisqu’il y a quelques années suite à un enchaînement de mauvais choix, ça c’était fini sous le secours !
Du coup, j’assure encore plus, et je fais mon plaf du jour à un peu plus de 2300. Je pense partir pour une trajectoire N en vue de profiter des hauts d’ascendances de la crête Cagire / Aspect, mais psychologiquement trop attiré par le Picon / Cornudères, je glisse vers eux. Mais je suis haut, la voile avance bien, très bien et j’atteins la zone redoutée très haut. Je me laisse gagner peu à peu dans une zone montante qui ne devrait pas être là mais bon , autant en profiter et suffisamment haut je me laisse glisser vers Arbas. Passant du coté de Cornudère, je tente de me poser pour une autre envie physiologique, mais je ne suis pas bien doué pour ce genre d’exercice et je préfère tenir. Du coup , je fais le plus vite possible pour rejoindre Herbes blanches, histoire de rajouter qques kms faciles. Evidemment ça monte très bien du coté des 4 chemins alors je me permets une dernière tentative et quasiment pour la première fois je fais un rapide passage sur l’Estelas. Ensuite, retour dare, dare, direction le saint attéro d’Arbas.
Environ 4h30 de vol, 75 kms dans une espèce de triangle à plat, mon premier A/R depuis Arbas, pas d’erreur tactique, une petite frauyeur sur la fermeture asym, pas de tension ni de stress particuliers sur le plan de vol ou de zones trop turbulentes, des passages grandioses du coté du Pic de Gar, du Sacon, de Cornudère, incontestablement le plus beau vol que j’ai réalisé, du genre dont j’avais révé.